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Bar Vieux Lille

Retour à l’Est grâce au Kremlin

« Le communisme va à la Pologne comme une selle de cheval de course à une vache laitière » (J.S)

Enseigne KremlinEn vous aventurant à travers les ruelles aussi vieilles qu’étroites du Vieux-Lille, vous tomberez peut-être sur cette étrange façade, à l’angle des rues Doudin et Jean-Jacques Rousseau, entre l’opéra et la Bérézina. C’est ici que se dresse le Kremlin. Loin de ressembler à son colossal homonyme de la place Rouge, le badaud y verra plutôt un petit troquet tel qu’on en croise le long des trottoirs pavés atypiques du Nord.

Façade du Kremlin - Rue Doudin LilleA l’opposé de l’ambiance strass et paillettes (sauf si on fait référence à celles qui embellissent la Goldwasser ou Gdańska wódka, une vodka originaire de Gdansk et qui a la particularité de contenir de petits éclats d’or de 22 ou 23 carats), le Kremlin est réellement un lieu à part, presque hors du temps.

Ici, pas de chichis, ce n’est ni le patron à la mine patibulaire tout droit sorti d’un roman de Dostoïevski ni l’imposant buste de Lénine qui vous mettront à l’aise. Pourtant, dès le pas de porte franchi, on s’y sent bien au Kremlin ! L’habit ne fait pas le moine comme le col Mao ne fait pas le coco, alors ne vous y méprenez pas, ce n’est pas parce que le service se veut sommaire que le patron n’en est pas moins avare en discussions ! Sans fioriture et droit dans les yeux il vous fera voyager avec plaisir par-delà la Volga à travers les anecdotes et références venues de l’Est de vodka en vodka.

Intérieur du bar le Kremlin

Le bar du KremlinGood bye Lénine, bonjour Lille ! Le décor assez imposant nous fait entrer dans un univers soviétique au parfum d’ostalgie, le bar a sans doute été façonné par le marteau et la faucille et le tout est embelli par 30 ans d’accumulation de reliques en tout genre : le résultat est éloquent, on se croirait à Stalingrad, assis sur nos chaises nous pourrions tenir un siège !

« Qu’ils viennent camarades, qu’ils viennent je ne faiblirai pas ! ». Stakhanov de l’apéro ce bar est fait pour toi, car ce qui fait également le charme du Kremlin c’est sa carte, elle le consacre en un véritable temple de la vodka dont la large gamme, plus que l’éthanal, enivrera et déliera les langues. Rendons hommage aux travaux de Mendeleïev, vodka pomme, piment, poivre… majoritairement importées, la qualité est au rendez-vous et qu’importe si je dois y laisser des plumes, un Marx et ça repart ! Les bières russes et polonaises commencent à valser autour de moi mais ma cavalière sera définitivement mon hydromel, la vodka miel! Les cœurs de l’Armée rouge résonnent désormais dans ma poitrine et si ma sentence est de payer une nouvelle tournée et bien comme Soljenitsyne je m’en acquitterais avec philosophie, et telle sera ma pénitence. « Nasdrovia ! ». Me voilà maintenant réchauffé, prêt à affronter l’hiver pour rejoindre ma Petrouchka au rythme du Kazatchok !

Merci à Simon Barelle, nouveau rédacteur du blog, à follower les yeux fermés via @SimonBarelle

Bar Fives Le Lille secret Restaurant Vieux Lille

Sur les pas des mousquetaires, en buvant de la bière

Vous ne le savez peut-être pas mais d’Artagnan (Mousquetaire héros du récit d’Alexandre Dumas « les Trois mousquetaires ») a vraiment existé, mieux il à même vécu à Lille. Je suis donc parti sur ses traces à travers toute la ville, pour finir étonnamment dans les bars de Lille ! Enquête !

Commençons par le commencement, les faits :

Charles de Batz-Castelmore, comte d’Artagnan, (qu’on appellera simplement d’Artagnan) était un militaire au service du Roi Louis XIV. D’Avril à Décembre 1672 il sera nommé Gouverneur de Lille en remplacement. C’est à cette époque (5ans après que Lille devienne Française) que la ville se fortifie avec la citadelle, les remparts,etc…

D’Artagnan selon la légende aurait vécu dans plusieurs endroits durant son intérim :

Rue Royale dans ce qui est aujourd’hui l’évêché de Lille (en face de la banque de France)

Evêché de LilleEvêché de Lille 2

Rue Grande Chaussée, l’emplacement actuel de « La botte chantilly » aurait été son hôtel particulier.

La Botte Chantilly - Rue Grand ChausséeLa Botte Chantilly - Appartements

– Dans la Citadelle Vauban, ou il se serait même « querellé » (embrouille du XVIIème siècle)  avec le Vauban en question, ingénieur des fortifications.

Entrée principale de la Citadelle

Photo : Felix Krohn

D’Artagnan n’a donc pas eu la chance d’avoir un quartier à son nom comme son pote Vauban, mais une toute petite (mais belle) rue du quartier de Fives. Cette rue donnant d’ailleurs sur la place Alexandre Dumas.

                         

Les autres traces se rapprochent elles-mêmes plus de la fiction d’Alexandre Dumas, puisqu’il s’agit des Bars le Porthos et le Square d’Aramis situé dans le Vieux-Lille.

Porthos est donc le patronyme d’un des trois mousquetaires, du Roman du même nom (Il y avait Athos, Porthos et Aramis).
L’établissement qui lui rends hommage, se situe au beau milieu de la rue de la monnaie. L’endroit, une pure bâtisse « made in vieux-lille » est mélangé avec audace à une couleur rose omniprésente. L’ambiance est chaleureuse, le service est bon, ils disposent d’une belle carte de vins, des amuses bouches servis avec votre verre, mais que demande le peuple ?
Des petits plats ? Et bien c’est aussi sur la carte !

Pour en revenir à nos mousquetaires, une petite anecdote pour faire le malin quand vous boirez un verre là-bas :  Le symbole du bar représente de façon très abstraite un mousquetaire avec son fleuret  (pas évident au premier coup d’œil).

Vient ensuite le Square d’Aramis, situé non loin de son frère jumeau, au commencement de la Rue Basse. Dans une ambiance rétro assez réussi, il se démarque par sa devanture entièrement ouverte lors des beaux jours.

En vous arrêtant dans ces lieux pour y savourer une bière, vous sentirez, avec un peu de chance, la présence de ces personnages de l’histoire, immortalisés par la légende.

Bar Trucs vraiment cool Vauban

Chasser le Jägermeister

C’est bien connu les gens du Nord sont réputés pour être avant tout chaleureux, de la à dire qu’il existe un lien avec la forte consommation d’alcool il n’y a qu’un pas, que je vais franchir.

Si les Lillois sont très bien servis en bière grâce à la proximité de la Belgique, il n’en reste pas moins que les soirées (étudiantes notamment) tournent souvent autour des mêmes liqueurs : bière de houblon, vodka de patates et whisky bon marché font plus ou moins bon ménage.

C’est pourquoi j’ai décidé de bouleverser cette hiérarchie afin de vous proposer une nouvelle saveur encore peu connue en France : Le Jägermeister !
Le jager quoi ?
Prononcez « Yégueurmaster », ce qui signifie en Allemand « Le maître de la chasse », et ça, c’est déjà très classe.

Cet alcool d’origine Allemande tire son gout singulier grâce à sa composition à base de plantes.  C’est très sucré et assez fort (35 degrès), par conséquent sa consommation se fait beaucoup en shot.

Le plus connu c’est le « Jägerbomb » : Un shot posé sur le coin d’un verre contenant un fond de red bull, on le fait tomber et on enquille le verre cul-sec, comme le bon chasseur (que vous êtes).

Mais vous me direz, quel est le rapport avec Lille ? Pourquoi je vous en parle ? Suis-je en manque d’apéro étudiant après un mois de stage ? Ai-je des actions dans la boîte ? Non, non rien de tout ça.

Le Jägermeister est une boisson de chasseur aussi introuvable sur Lille qu’imprononçable pour un néophyte. Vous devrez donc affronter la jungle urbaine des supérettes, épiceries, détaillants pour revenir au final bredouille. Ce qui fera de vous un « bon chasseur » c’est surtout de connaitre les bons endroits  dans cette forêt de Licences IV.

Pour les apprentis chasseurs il y aura tout d’abord l’After Hours de la rue Roland, en plein quartier étudiant de l’Université Catholique.

L'After Hours - 13 Rue Roland

L’After Hours vous servira des shots glacés à toute heure grâce à sa Jägermachine .

Commandez une tournée de Jaggerbomb avec vos amis et vous pourrez même réaliser un « Jagertrain » pour jouer aux dominos avec les shots.


Si vous survivez à cette épreuve initiatique, et que le goût viendrai même à vous plaire, rendez-vous chez unes des franchises Nicolas (Place du Lion d’or, Rue gambetta, Rue Faidherbe et Rue Solférino) qui possède l’exclusivité sur la marque, pour vous acquitter d’une bouteille (ou deux), et satisfaire votre soif de grand prédateur.

Maj : L’After Hours a été repris et s’appelle désormais le Berkeley, l’ambiance y est toujours aussi bonne et le Jäger coule toujours à flots, passez y sans hésiter.